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Mercredi 16 juillet 2008
Ave citoyens !

   C'est avec une petite tristesse sur mon visage, mais avec des souvenirs impérissables, que se clôture la grande armada qui fut l'objet de tant de distractions enjouées, chaleureuses et magnifiques.

   En relisant mon précédent commentaire, j'ai ressenti un manque : celui d'exposer les navires ! je vais y remédier dès à présent :

  Je ne pouvais guère débuter ce petit catalogue que par mon navire préféré (et de loin :p) (d'ailleurs le préféré de tout le monde) : j'ai nommé l'AMERIGO VESPUCCI battant pavillon italien :






























Un trois-mâts barque de grande beauté de 101 m de long et de 15.5m de large construit en 1931 à la demande de Mussolini. Equipage très sympathique.
















Continons notre tour par le majestueux Cuauhtemoc. Un trois-mâts barque Mexicain d'où venaient mes marins sur mon précédent article ! 90.5m de long avec un tirant d'eau de 4.8m et une voilure de 2200m2 : un vrai monstre pouvant accueilir un équipage de 275 hommes !


Voici le tuiga appartenant au prince Albert II de Monaco : (23.18m de long, 370m2 de voiluren construit en 1909) (le Prince était là paraît-il mais je ne l'ai pas vu ...)




Le Dan Mlodziezy, navire polonais (trois-mâts carré de 1981 d'une longueur de 109m, 2936m2 de voilure, 6.5m de tirant d'eau)



Le Cisne Branco : Navire brésilien de 76m, 2195m2 de voilure copie conforme du Staad Amsterdam :




Je n'ai pas le temps de ressortir mon clavier russe :p : Voici un magnifique vaisseau militaire avec son hélico :



Le bateau de pirate des caraïbes, le Grand Turk : frégate britannique de 46.3m de long de 1997 construite à la réplique exacte des frégates anglaises de la fin du XVIIIème siècle :



En voyant ce drakkar, le sang de certains ancêtres vikings se mit à bouillir en moi :p (j'ai une vidéo très intérressante avec sa pointe de vitesse dépassant les gros vaisseaux je la posterai en fin d'article quand le temps me viendra !) :

  

Des feux d'artifices chaque soir :





Mais comme tout a une fin, voici quelques photos et vidéos du jour du départ, le fameux 14 juillet (nan je ne dis rien :p mais je dois dire quand même que nous étions 2 millions sur les bords de Seine) !


Dès l'aube, les marins et ce capitaine se préparaient à l'appareillage :








Puis vint le moment des adieux : (je censure les scènes de larmes et de cri de détresse). Les navires purent prendre ainsi le fleuve et redescendre les 120 km de berges qui séparent Rouen du Havre !

Voici le Navire russe : le Mir avec des marins couchés sur les mâts !
  



Le Cuauhtemoc avec ses marins debout sur les mâts et assurant à eux seuls le spectacle comme à leur habitude :p !




Le Néerlandais de 50m le Thalassa :



Le Néerlandais de 60m l'Artémis  :



La goélette française : l'étoile de 37 m indissociable de sa soeur jumelle restée à Brest pour la grande Armada de Brest !

Le navire militaire allemand le Meclembourg : (j'ai quand même posté un batiment militaire :))


Le Norvégien de 65.8m le Sorlandet  :



Etc Etc Etc .... Mais, admirer tous ces navires faits de ce matériaux si noble qu'est le bois, nous laissait tous sur notre faim en sortant du port car ils partaient lentement et certains en remorqueur ce qui manquait de magie à la fête !! Alors la décision fut prise !!! Faire les 120 km de berges dans les méandres innonbrables de la Seine pour gagner la Mer avec les Navires !

Voici le Staad Amsterdam (dois-je préciser la nationalité ...) de 76m sur un méandre de la Seine :



Le magnifique Amerigo Vespucci :



Je vous propose une vidéo de ce moment magique !! Observez la grâce avec laquelle il fend la crête des vagues et son aisance naturelle à naviguer ... Les admirer me faisait penser à ce qu'on put ressentir les indiens d'Amérique en voyant tous ces voilierrs accoster chez eux. (rappelons que les marins sont très nombreux dans ces bateaux et peut aisémment coloniser une terre ...)





Je suis désappointé de la qualité de la vidéo qui sur youtube devient moyenne alors que je l'envoie d'une qualité exceptionnelle !!!!!! (200Mo pour quelques minutes ...)

EDIT : sur Youtube il y a une option vidéo de qualité maximale que je conseille vivement

A vous de devinez le nom du navire :)






Le Sorlandet :




Je commençais à manquer de batterie ensuite mais j'ai encore de nombreuses vidéos que je posterai si j'ai le temps alors, les amoureux de la mer et de ces monstres majestueux, n'hésitez pas à revenir de temps à autres afin de voir si j'en ai posté de nouvelles sous ces écrits !!

NB : petite réflexion d'une inculte sur les quai de Rouen au Matin :

Mais que peut être ce pavillon ? C'est le drapeau français mais avec des lignes horizontales..... ah je sais, c'est un navire du Luxembourg !

Moi : hahahaha, depuis quand le Luxembourg possède un accès à la mer !

Bref, journée riche en émotions et en soleil, qui nous a rendu complètement rouge écarlate en fin de journée.

 Quelle drôle de tête que l'on pouvait avoir !!

Il ne restait plus à la fin que des mouettes :




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par Nevlin von der Genect
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Lundi 7 juillet 2008
Ave lecteurs,

   J'ai 1 trilliard d'articles en tête et peu de temps pour le faire mais je me devais de faire un petit compte rendu de l'armada qui bat son plein en ce moment dont l'acmé se déroulera lors de la grande parade le dernier jour où les voiles prendront de l'ampleur pour regagner l'océan ! D'ailleurs les rues de Rouen ressemblent à un repère de pirate avec des marins en costume partout dans les rues le soir ...

   J'ai ainsi joué le photographe professionel ce dimanche afin de garder précieusement la photo de chacun de ces navires de toute beauté ! Mais attention, je parle bien des voiliers !! et non des navires modernes avec ce matériau "froid" qu'est l'acier !! Je n'ai malheureusement pu faire que la rive droite par manque de temps mais je compte y retourner très bientôt ...

Décidément, ces voiliers avec leur architecture, sont une véritable passion !! Tiens, cela me donne l'idée d'approfondir mes connaissances dans l'élaboration de ces monstres ....




Ce dimanche a débuté par un spectacle magnifique : La messe des marins ! Elle était retransmise sur France 2 sur l'émission le jour du seigneur facilement visionnable sur le site de france 2 pour ceux l'ayant manquée.

   Que j'aime ces manifestations ! Une messe en plein air retransmise à la TV ! En plus avec une foule de spectateurs dont la foi était pour beaucoup véritable malgré quelques badauds agité de leur curiosité.

Les scouts eux-même se sont mélés à la fête en distribuant foulards multi-couleurs et recueil de chants avec un magnifique voilier en arrière plan du grand pontife .... magnifique.

Passons à l'armada.

   Foule immense. Trève de longs discours :







 
Et j'en ai encore des tonnes que je garde jalousement :p

Le tout rythmé par un orchestre interprétant du Grieg avec le fameux Peer Gynt :



Un orchestre autochtone de marins mexicains :



J'ai d'ailleurs pris une vidéo que j'ai mise sous youtube de ce chants local - j'ignore sa nature, mais qu'est ce que j'aime bien !
 Même le chanteur principal est super sympathique comme le montre son visage calme et souriant ! Je l'ai évidemment félicité pour sa prestation !!


Admirez le bonheur qui se dégage de cet air et de ce chanteur ! (Les sans âme passez outre, c'est un ordre !)

 




Une de mes activités favorite : discuter avec les marins des bateaux et essayer d'obtenir le tampon de tous les bateaux !:!

J'en ai que la moitiée mais mes discussions furent très passionantes ! notamment avec une Hollandaise et une Norvégienne fort sympathique au sourire éclatant qui m'obligeaient du regard à entrer en conversation, n'est ce pas Constance :)

 Diantre, Il faut bien faire honneur au raffinement et à la conversation française et ne pas faillir à la réputation !

(Malhereusement pour moi, j'ai perdu un pari avec Constance et mon gage fut de poster la photo qu'elle a prise, alors vous voyez que je suis cap ma chère et tendre :) )

Edit : trop tard :p, j'ai omis de préciser que c'était cette photo ci que je limitais l'accès temporel !



Enfin pas trop avec le navire britannique le HMS Southampton qui n'avait guère l'air d'avoir envie de communiquer avec ma personne malgré mes clins d'oeil !






Je n'ai pas encore vu le fameux drakkar qui fut reconstruit à l'identique de celui d'un grand chef viking mais de nombreuses passionnantes aventure m'attendent encore .... Vivement qu'un goufre temporel me permette de me libérer de mes obligations !!!!

Ad majorem Dei Gloriam !


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par Nevlin von der Genect
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Jeudi 3 juillet 2008
Continuons votre catharsis intellectuelle !! J'espère que votre esprit commence à être lavé de l'esprit impie des révolutionnaires qui hante les salles de classe et  "l'âme" cette société !!! :)








Et maintenant, continuons le (ré-)apprentissage de l'histoire par un article du figaro très bien rédigé sur l'explication succinte des croisades :


Croisades : la grande épopée


Le Figaro Magazine - 05/07/2003

Le souvenir de ces expéditions lointaines a longtemps fait rêver les Français. Aujourd'hui, elles ont moins bonne presse. Pourtant, au-delà de la légende dorée ou de la légende noire, les chercheurs voient dans l'aventure des croisades un moment capital de l'histoire occidentale. 


Au mois de mars dernier, quand les troupes américaines et britanniques s'apprêtaient à donner l'assaut à l'Irak, afin d'inciter ses lecteurs à soutenir « the true Brits » partis combattre dans le désert, un tabloïd anglais illustrait ses pages d'un logo figurant un chevalier ceint d'un heaume décoré de la croix. Il n'était pas étonnant, dans ces conditions, d'entendre certains islamistes - comme ils l'avaient fait lors de la première guerre du Golfe, en 1991, ou lors de la guerre d'Afghanistan, en 2001 - dénoncer l'armée des croisés venue d'Occident pour occuper un pays musulman. Cependant, dans un cas comme dans l'autre, l'analogie ne vaut rien. Car les croisades, comme tout événement historique, ne peuvent être expliquées, comprises et jugées que dans leur contexte et, sauf à commettre un anachronisme délibéré, le monde du XIe siècle peut difficilement être comparé au nôtre.

 

Le 27 novembre 1095, à Clermont, le pape Urbain II lançait un appel à la chrétienté. En Terre sainte, expliquait-il, beaucoup de chrétiens avaient été « réduits en esclavage » , les Turcs détruisant leurs églises. Et le souverain pontife avait exhorté les chrétiens à « repousser ce peuple néfaste » . A Limoges, Angers, Tours, Poitiers, Saintes, Bordeaux, Toulouse et Carcassonne, Urbain II avait renouvelé son appel. Voilà le point de départ d'une entreprise que l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie n'hésite pas à qualifier de « magnifique aventure » .

 

Naguère, même dans les manuels de l'école républicaine, les croisades étaient regardées d'un oeil favorable : les laïcs y voyaient une expédition qui avait fait rayonner la culture française. De nos jours, le discours est facilement contraire : certains tendent à considérer les croisades comme une agression perpétrée par des Occidentaux violents et cupides à l'encontre d'un islam tolérant et raffiné. Et chez les chrétiens, le sujet frôle la repentance...

 

La question doit pourtant être abordée au-delà de l'air du temps, en refusant la légende noire comme la légende dorée, et en considérant les seuls faits. Les faits, du point de vue de la longue durée, c'est que la croisade n'a pas constitué une attaque gratuite contre le monde musulman mais, au contraire, a formé une réplique à l'expansion de l'islam.

 

Partis répandre la foi de Mahomet, les Arabes s'emparent de Jérusalem en 638. Réduits à la condition de dhimmi, les chrétiens du Moyen-Orient sont autorisés à pratiquer leur religion, mais astreints au port de signes distinctifs et au paiement d'un impôt spécial. Construire de nouvelles églises leur est interdit, ce qui, à terme, les condamne. Les pèlerinages européens peuvent continuer (pour les chrétiens du Moyen Age, le pèlerinage est une dévotion essentielle), mais à condition de payer un tribut.

 

En 800, les califes abbassides, qui ont Bagdad pour capitale, reconnaissent à Charlemagne la tutelle morale sur les Lieux saints. Toutefois, au début du XIe siècle, la situation s'aggrave. Pour conserver leur poste, les chrétiens employés par le califat doivent se convertir à l'islam. En 1009, le calife El-Hakim persécute les non-musulmans. En 1078, les Turcs seldjoukides prennent Jérusalem. Dès lors, les pèlerinages deviennent si dangereux qu'ils finissent par s'interrompre.

 

Au VIIe siècle, les musulmans ont conquis la Palestine et la Syrie ; au VIIIe siècle, ils ont envahi l'Afrique du Nord en y détruisant une chrétienté dont saint Augustin avait jadis été la gloire, puis ils ont occupé l'Espagne et le Portugal ; au IXe siècle, ils ont conquis la Sicile. En ce XIe siècle, Constantinople fait face au péril turc. En 1054, un schisme a séparé l'Eglise d'Orient de l'Eglise de Rome, mais les différends théologiques n'empêchent pas les deux pôles du monde chrétien de se parler. Contre la pression turque, en 1073, l'empereur byzantin Michel VII appelle au secours le pape Grégoire VII, demande renouvelée par Alexis Ier Comnène à l'adresse d'Urbain II en 1095.

 

En Espagne, la Reconquête chrétienne a commencé dès 1030. Tolède a été repris aux Maures en 1085 mais, l'année suivante, les Almoravides, venus du Maroc, ont lancé une nouvelle offensive. A l'incitation du pape, des chevaliers français se sont engagés dans les armées d'Aragon, de Castille et du Portugal. En Sicile, les Normands ont débarqué en 1040, ont chassé les Arabes au terme d'une guerre de trente ans.

 

C'est dans cette perspective à la fois géopolitique et culturelle qu'il faut replacer l'appel lancé par le pape, à Clermont, en 1095. La croisade, répétons-le, forme une réplique à l'expansion de l'islam, une riposte à l'implantation des Arabes et des Turcs en des régions qui ont été le berceau du christianisme au temps de saint Paul, implantation musulmane qui ne n'est d'ailleurs pas opérée par la douceur mais par de très classiques moyens militaires, c'est-à-dire par la force. Délivrer les Lieux saints, permettre aux chrétiens de se rendre sur les lieux où le Christ a vécu et où ses fidèles sont désormais persécutés, c'est le but de la croisade.

 

Croisade, disons-nous ? Oui, mais c'est encore un anachronisme. Car le mot croisade, apparu au tout début du XIIIe siècle, est postérieur aux premières croisades. Les croisés initiaux, eux, parlaient de pèlerinage, de passage, de voyage outre-mer. C'est que le but premier de la croisade était spirituel : il fallait mettre ses pas dans les pas du Christ. L'homme de 2003 est contraint de faire un effort intellectuel pour comprendre l'enjeu dont il est ici question. C'est que nous vivons tous, croyants ou incroyants, dans une société où la liberté de conscience et la laïcité sont érigées au rang de principes.

 

Au Moyen Age, non seulement ce n'est pas le cas, mais ces concepts ne sont pas même intelligibles : ils sont, au sens propre, inconcevables. L'Europe est chrétienne, et cette foi lui confère une communauté de civilisation, dans un temps où les nations ne sont pas constituées. Cette foi médiévale rend ténue, même si la tradition chrétienne distingue le domaine de Dieu et le domaine de César, la frontière entre le temporel et le spirituel. L'homme de 1003, lui, adore Dieu et craint le diable. Il y a pour lui beaucoup plus important que la vie terrestre : la vie au Ciel, qui n'est pas gagnée d'avance puisqu'il faut, pour la mériter, faire son salut afin d'échapper à l'enfer. L'Eglise, qui enseigne la parole divine, est gardienne du dogme : le Moyen Age, sans complexe, est dogmatique. Et puisque la vérité ne se divise pas, la liberté religieuse, à l'époque, est au même degré inenvisageable. Si l'on oublie ces données, on ne peut pas comprendre les motivations des croisés.

 

Imaginons un voyage à pied ou à cheval, au XIe siècle, depuis la Touraine jusqu'à la Palestine ! Des milliers de kilomètres sur un itinéraire incertain (ni panneaux ni cartes), en traversant des contrées hostiles (pas de téléphone en cas de problème), en affrontant la faim et la soif (l'intendance n'était pas prévue), et tout cela pour se diriger vers un pays dont les pèlerins ne savaient rien. Pour les gens du peuple, c'était la folie absolue. Pour les seigneurs aussi, avec en prime, pour eux, un risque financier, car ils devaient entretenir sur leur cassette propre leurs soldats et les pauvres qui les accompagnaient : la croisade a ruiné de nombreux seigneurs qui ont dû emprunter ou vendre des biens fonciers afin d'équiper leurs compagnies.

 

Est-ce l'appât des terres qui les a attirés ? Même pas : l'historien Jacques Heers montre que de larges étendues étaient encore en friche en Occident, bien plus accessibles. Il n'y a pas de doute : ce qui a poussé les premiers croisés à partir, c'est la foi. « Dieu le veut », s'exclamaient-ils.

 

Dans son appel de Clermont, le pape s'est adressé en priorité aux chevaliers. Mais il est d'abord entendu par le peuple de Normandie, de Picardie, de Lorraine, d'Auvergne, du Languedoc ou de Provence. On cite le cas de villages entiers marchant vers l'Orient. Guidée par des chefs improvisés - Pierre l'Ermite et Gautier Sans Avoir -, la croisade populaire suit le Danube ou la plaine du Pô et traverse les Balkans. Le 1er août 1096, cette foule est à Constantinople. Mais le Bosphore à peine franchi, elle se fait massacrer par les Turcs.

 

L'autre croisade, celle des barons, suit derrière. Flamands, Lorrains et Allemands, le 15 août 1096, ont emboîté le pas à Godefroi de Bouillon ; les seigneurs du Languedoc et de Provence à Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse ; Normands et Français à Robert Courteheuse, duc de Normandie, et à son beau-frère, Etienne de Blois ; les Normands de Sicile sont conduits par Bohémond de Tarente et son neveu Tancrède. Les uns ont passé par la Hongrie, d'autres par l'Italie, le reste par la mer. On les appelle tous les Francs car ceux qui sont issus des provinces qui formeront un jour la France sont les plus nombreux.

 

30 000 hommes en tout, qui se retrouvent à Constantinople en mai 1097. Passant en Asie, ils prennent Nicée puis Antioche. Ils progressent lentement car leurs adversaires sont de redoutables soldats, et parce que les chefs des croisés, rivaux, ne s'entendent guère entre eux. Cependant, le 15 juillet 1099, Jérusalem tombe entre leurs mains.

 

En entrant dans la ville, les barons chrétiens ont tué et pillé, c'est certain. La légende noire y voit la preuve de leur injustifiable violence. C'est oublier que les croisés se sont conduits comme tous les guerriers de l'époque. Le 10 août 1096, 12 000 « pauvres gens » de la croisade populaire ont été massacrés par les Turcs. Le 4 juin 1098, devant Antioche, les Turcs et les Arabes ont passé au fil de l'épée la garnison chrétienne de la forteresse du Pont de Fer. Le 26 août 1098, les Egyptiens ont arraché Jérusalem aux Turcs et anéanti les défenseurs de la ville, des musulmans liquidant d'autres musulmans...

 

Les premiers croisés, on l'a dit, étaient des pénitents motivés par un but spirituel. Après la prise de Jérusalem, un royaume latin est institué. Avec le titre d'« avoué du Saint-Sépulcre », Godefroi de Bouillon en prend la tête ; quand il meurt, quelques mois plus tard, son frère Baudouin le remplace. D'autres Etats chrétiens sont créés : la principauté d'Antioche, le comté d'Edesse, le comté de Tripoli. Or leur fondation ne figurait pas dans les plans primitifs du pape. Dès la prise de Jérusalem, chevaliers ou pauvres, les croisés sont retournés massivement en Europe. Ceux qui sont restés sur place sont isolés, car jamais les établissements francs ne seront des colonies de peuplement.

 

Afin de protéger les principautés chrétiennes et les pèlerinages venus d'Occident, des ordres de moines-soldats - les Hospitaliers ou les Templiers - sont fondés. Mais le but de toutes les croisades postérieures à celle de 1096 ne sera jamais que de secourir les Etats latins implantés en Orient. Dorénavant, des enjeux temporels sont en cause. Après l'élan mystique, une autre logique s'en-clenche : elle est politique, elle est militaire, avec tout ce que cela peut entraîner d'humain, trop humain.

 

Dès 1144, les musulmans de Syrie reprennent Edesse. La deuxième croisade, prêchée par saint Bernard de Clairvaux, est conduite, en 1147, par l'empereur Conrad III et le roi Louis VII, mais l'opération échoue. En 1187, le sultan Saladin - maître de la Syrie, de l'Egypte, de l'Irak et de l'Asie Mineure - reprend Jérusalem et une grande partie des territoires francs. D'où une troisième croisade (1189-1192), emmenée par l'empereur Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion. L'expédition ne parvient pas à reconquérir Jérusalem, mais obtient la reprise des pèlerinages.

 

En 1202, le pape Innocent III lance une quatrième croisade. Devenue le centre de la puissance musulmane, l'Egypte est cette fois visée. Les Vénitiens doivent transporter les troupes chrétiennes mais, les croisés n'étant pas assez nombreux pour réunir la somme exigée, les hommes de la Sérénissime se paient sur la bête en pillant une ville chrétienne de Dalmatie. Même scénario à Constantinople, facilité par les rivalités internes au sein de la dynastie byzantine. Assiégée par les Vénitiens en avril 1204, la capitale de l'empire d'Orient est pillée trois jours durant. Innocent III se trouve contraint de dénoncer ses propres soldats : « Vous avez dévié et fait dévier l'armée chrétienne de la bonne route dans la mauvaise. » Resté comme une déchirure dans la mémoire orthodoxe, le sac de Constantinople rendra irrémédiable le schisme de 1054 entre la chrétienté latine et la chrétienté d'Orient.

 

Il y aura encore quatre croisades. La cinquième (1217-1221), prêchée de nouveau par Innocent III et continuée par son successeur, Honorius III, aboutira à la conquête de Damiette. La sixième (1228-1129), conduite par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, placera à nouveau Bethléem, Nazareth et Jérusalem aux mains des chrétiens, mais en 1244, la Ville sainte sera reconquise par les musulmans. Lors de la septième croisade (1248-1254), dirigée contre l'Egypte, l'armée de Saint Louis sera ravagée par la peste, le roi étant fait prisonnier et n'obtenant sa liberté qu'au prix d'une rançon et de la restitution de Damiette. La huitième croisade, menée en Tunisie en 1270, sera un désastre, Saint Louis y trouvant la mort. En 1291, la chute de Saint-Jean-d'Acre signifiera la fin des établissements chrétiens du Levant.

 

Le terme de croisade est trompeur. Il recouvre des événements étalés sur près de deux siècles, de 1095 à 1270, où les intérêts temporels pèsent de tout leur poids. Si la légende noire des croisades, pratiquant des indignations sélectives, est mensongère, la légende dorée de la chrétienté en marche, telle qu'on la trouvait naguère dans des livres bien intentionnés mais eux aussi mensongers, n'a pas de validité historique. En réalité, les croisades constituent un phénomène extrêmement complexe.

 

Ces expéditions multiples n'ont pas constitué un affrontement de bloc à bloc. Les chrétiens comme les musulmans ont été divisés : des combats ont opposé des chrétiens à d'autres chrétiens, des musulmans à d'autres musulmans. On a même vu des tribus musulmanes s'allier aux croisés et certains chrétiens orientaux préférer le service de princes musulmans. Les deux siècles de présence franque ont aussi compris des périodes de paix, au cours desquelles on a vu chrétiens et musulmans coexister.

 

Toutefois, aujourd'hui, cette rencontre fait l'objet d'un mythe, car on ne veut pas attiser la notion de choc des civilisations. Mais l'histoire reste l'histoire. S'il est exact que des influences mutuelles se sont produites entre chrétiens et musulmans à l'époque des croisades, les chercheurs s'accordent à en souligner le caractère limité et fragile. Car jamais les trêves n'ont été durables. Sauf pour la principauté d'Antioche, les royaumes francs, réduits à une mince bande côtière, ont eu moins d'un siècle d'existence.

 

En s'en tenant aux grandes lignes de leur histoire, force est de constater que ces Etats, le dos à la mer, ont été constamment sur la défensive. Dès qu'un territoire était reconquis par les musulmans, les chrétiens endossaient à nouveau leur statut de dhimmi. Et dans les principautés chrétiennes, même si les musulmans pouvaient construire des mosquées (ce qui n'était pas le cas des chrétiens en pays musulman), ils étaient soumis à un statut social inférieur. En d'autres termes, à l'époque des croisades, on n'a vu nulle part de tolérance au sens où notre culture contemporaine comprend ce concept.

 

Saladin, de nos jours, est présenté comme un souverain libéral. Mais lors la prise de Jérusalem, en 1187, s'il traite avec égard Guy de Lusignan, le roi de Jérusalem, il laisse massacrer Renaud de Châtillon, les Hospitaliers et les Templiers, de même que les troupes turques alliées aux Francs. Les plus chanceux des prisonniers chrétiens qui ne peuvent payer une rançon sont réduits en esclavage. Les autres sont placés devant cette alternative : la conversion à l'islam ou la mort. Saladin, un modèle de tolérance ?

 

L'histoire, c'est l'histoire. Celle-ci nous dit que, depuis la prise de la Syrie par les Arabes, en 636, Byzance n'avait fait que résister aux musulmans. En 1453, Constantinople tombera aux mains des Turcs. En 1526, Soliman le Magnifique fera la conquête de la Hongrie. En 1529, les Ottomans assiégeront Vienne. En 1571, la bataille navale de Lépante donnera un coup d'arrêt à leur offensive, barrée à nouveau, en 1683, lors du second siège de Vienne. Pendant quatre siècles, l'Europe centrale et balkanique aura vécu sous la menace turque. René Grousset, le grand historien des croisades, soulignait cependant que les croisades avaient donné à Constantinople un répit de trois siècles et demi. Le rappeler, ce n'est pas exprimer un fantasme de croisé mais énoncer un fait.

 

En 1983, dans un livre célèbre, les Croisades vues par les Arabes, le romancier Amin Maalouf accusait les croisés d'avoir provoqué une irrémédiable fracture : « Il est clair que l'Orient arabe voit toujours dans l'Occident un ennemi naturel. Et l'on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd'hui encore, comme un viol. » Un viol, les croisades ? Sur le plan factuel, il sera toujours possible de répliquer que ce sont les musulmans qui, en envahissant des terres chrétiennes, ont violé les premiers. Mais l'expression est dangereuse, car elle semble ouvrir un crédit éternel de victimes aux pays musulmans. Et l'historien sait que les raisonnements par analogie doivent être maniés avec prudence : répétons-le, on ne peut comparer l'univers politique, social et mental de la chrétienté médiévale avec le nôtre. Mais cette autonomie de l'histoire vaut dans tous les sens. Ce n'est pas parce que nous sommes aujourd'hui confrontés à la présence de l'islam dans la société française qu'il faut récrire le passé. Les croisades, avec leurs ombres et leurs lumières, ont été une formidable épopée. On a bien le droit d'y rêver.



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par Nevlin von der Genect
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Mercredi 2 juillet 2008
La nouvelle fait grand bruit .... Une grande découverte vit le jour aujourd'hui !





 Un néerlandais, Le Dr. Berend Stoel de la faculté de médecine de Leiden aux Pays Bas a percé un ou plutôt LE secret de fabrication des stradivarius gardé jalousement par le luthier italien Antonio Stradivari (1644-1737) dont ses 600 violons restant à ce jour au son inimitable peuvent valoir quelques millions de $$ !

La méthode ?

La médecine ! Ce Docteur a usité la tomodensitométrie avec un scanner afin de sonder, non pas les tissus des poumons (son usage habituel), mais la densité structurelle même du bois des Stradivarius. En comparant avec des violons modernes, la densité moyenne ne variait pas ; en revanche, les différences entre les couches de bois étaient flagrantes ! Ceci signifie que pour les violons anciens, Stradivari utilisait des cercles de croissance très petit c'est à dire des arbres jeunes !!

   Il ne reste plus qu'à utiliser cette nouvelle information cruciale afin d'élaborer un instrument aux mêmes sonorités diaboliques !! (hum ce n'est peut être pas le bon mot ...)


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par Nevlin von der Genect
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Lundi 30 juin 2008
Eh oui, dimanche dernier eut lieu une écrasante victoire espagnole teintée de jeunesse face aux vieux hippopotames du circuit habituel !




Du haut de ses 25 ans, le jeune "rookie" espagnol Pablo Larrazabal a remporté l'open de France à -15 sur le golf national (à 30 km de Paris pour les non connaisseurs :p) ! Le pauvre Montgomerie hahaha !!!
(Ceux qui croyaient que je parlais de football, dehors !!! Gloire à Dieu ! Nous en sommes enfin débarrassé de ce sous-sport sur les ondes radios !! :)  )

Note : Birdie = 1 coup sous le Par ; le Par : le nombre de coup dans l'idéal pour finir un trou de golf selon la longueur de celui-ci




La belle coupe !


Ce nouveau champion a fait fort impression. Auteur de 3 birdies en 5 trous, il débuta de manière impressionante ! Mais à partir du neuvième trou, il connu une passe à vide avec un pitoyable double bogey alors que Montgomerie réalisait des birdies.


Le Sieur Montgomerie toujours alerte à son âge :) (Lorsque le grand âge me viendra je compte bien parcourir les parcours de golf des USA et d'Europe comme lui lors des tournois :) )


Larrazabal se reprit néanmoins très vite et enchaîna des birdies et même des doubles birdies sur 2 trous ! Sa première place fut assurée avant la fin ...

En arrivant sur les derniers trous, il ne restait plus que la bataille pour la seconde place entre Montgomerie, Hansen et Westwood. Le malheureux et célèbre anglais effectua 2 contre performance mais se hissa par son ultime birdie à la seconde place du podium (Ouf pour lui :p).


Bref, une journée riche en couleurs avec le ravissement de tout un chacun et même de mon prof de golf haha qui lui étant très chavin, s'est tout de même félicité de la victoire de cet espagnol ! (seconde photo)


La garde montée veillait !

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Oyez Oyez Marauds ! Un autre grand rendez vous qui vient de se dérouler sur les plaines normandes !


Grand concours international ce week end près de Rouen !!



Venus de plusieurs pays d'Europe, des cavaliers et cavalières se donnèrent rendez-vous près de Rouen à l'occasion d'un grand concours équestre. Entrons tout de suite dans l'action :




 
Des cavaliers et cavalières de grand talent (et de toute beauté et de belle conversation soit dit en passant : les cavalières évidemment :p) se sont succédées sur le parcours onirique avec l'optique d'effectuer un sans faute.

 Certaines prirent 4 points, d'autres des sans fautes mais le grand vainqueur de cette édition 2008 fut de nationalité Française avec 40 secondes environ (j'ai oublié le chronomètre exact ... quelle lacune indigne de moi grrr !!!) !

 Ceci fut un bon préparatif pour le concours de cet été !!


Vive le CSO ! Vive l'équitation ! Et à bientôt en septembre pour moi à Deauville ! !! (Mais j'en reparlerai un autre jour)



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par Nevlin von der Genect
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Mardi 24 juin 2008
Edit : dies irae correspondant à l'article : chants grégoriens 13ème siècle (musique d'ambiance du site à désactiver en bas de page)





Ave mes très chers lecteurs,

C'est avec une forte foi que je me présente à vous pour ce nouvel article.

Depuis toujours, (enfin très précisément depuis mon exil solitaire exécuté sur l'ordre de mes parents dans une abbaye vers l'âge de 8-10 ans au contact des moines de l'abbaye normande de Saint Wandrille pendant les vacances), je possède une force mentale et une foi à toute épreuve - ce séjour me marqua profondément. Les souvenirs ne sont pas complets mais beaucoup subsistent en mon esprit et même en mon âme et ce pour l'éternité.



 

 

La vie quotidienne au monastère est rythmée par la prière, le recueillement, le respect, l'humilité et le travail : ce sont tous ces préceptes et maximes qui entrèrent en résonance au plus profond de mon être et qui dans un certain sens ont participé à mon éducation et aux valeurs qu'il fallait me transmettre : ceci m'éveilla colossalement spirituellement parlant.


 


 

L'Abbaye de Saint Wandrille [entrée]


 

  Lors d'une journée type au contact de tous les moines qui y résident, on prend conscience et on apprend tous les us et coutumes de cette confrérie millénaire. Ils suivent, chacun, les codes de vie et les lois érigées par Saint Benoît au VI ème siècle après Jésus Christ. Il s'agit d'un recueil de règles à respecter quotidiennement et d'une philosophie morale nécessaire afin d'être au mieux pour quérir ce que l'on recherche (Dieu) et être plus à même pour respecter et garder un état d'esprit sain pour de futurs grands desseins.


 

Petite visite de cette abbaye avec son architecture millénaire :


 

Cette entrée construite par le marquis de Stacpoole vers 1865, à l'imitation d'un portail du château de Fontainebleau a sa loggia ornée d'un fronton du 17ème siècle aux armes de la congrégation bénédictine de Saint-Maur

 


L'ancienne abbatiale Saint Pierre succéda à plusieurs basiliques : celle du fondateur Saint Wandrille (VIIème siècle après JC)  reconstruite par Saint Anségive à l'époque carolingienne et détruite par les Viking  en 852, celle de Maynard (en 960), celle de Gérard et Gradulphe (XII ème siècle) qu'un incendie ravagea en 1247. Pierre Mauviel, mort en 1254, et ses successeurs édifièrent une nouvelle église.


Le cloître : le lieu de la pensée

"l'atelier où nous devons travailler diligemment avec les instruments des bonnes œuvres, c'est le cloître du monastère avec la stabilité dans la communauté" (Règle de saint Benoît chapitre 4)

"Le cloître représente la contemplation dans laquelle l'âme se replie sur elle-même, et où elle se cache après s'être séparée de la foule des pensées charnelles, et où elle médite les seuls biens célestes"


 


 

C'est à cet endroit que l'on était invité à chanter avec les moines des chants grégoriens (écrits depuis des siècles et des siècles) aux heures de prière : la force morale et spirituelle de ce lieu est considérable (le seul fait de me le remémorer et j'entends à nouveau ces chants) [lors de mon exil je me situais souvent à gauche de la photo au fond (non je ne suis pas un cancre :p)]

 

Le réfectoire de l'abbaye est le plus ancien réfectoire monastique d'occident et a conservé le même usage depuis le XI ème siècle !! (il fut construit en 1027 grâce à la générosité d'Herlève, la comtesse d'évreux et d'Emma, dame de pontchardon - au XIIème, une arcature romane fut installée qui fut voûtée au XVIème siècle et deux nouvelles fenêtres aux XV et XVII ème siècle)

"On gardera un silence parfait à table en sorte qu'on n'y entende aucun chuchotement ni parole, mais seulement la voix du lecteur" Règle de Saint Benoît, chapitre 38.


 

 

Une des activités principale des moines avant l'invention de l'imprimerie au XV ème siècle, fut la copie d'ouvrages divers avec un talent époustouflant (enluminures, calligraphie ...) Le prix de ces livres était très élevé et seuls de riches clients pouvaient se les offrir (disons pour un ordre de grandeur actuel, je dirai le prix d'un petit appartement). La tradition s'est perpétuée et nos moines ont certains l'héritage de leurs prédécesseurs.

Ils possèdent des ateliers où ils exercent diverses activitées (jardinage, menuiserie, calligraphie ...). Pendant mon séjour, ils m'ont appris les prémices d'un bon calligraphe et particulièrement un moine qui m'appréciait beaucoup de part mon grand intérêt par leurs activitées et son art qui m'offrit une plume magnifique.

"L'oisiveté est l'ennemie de l'âme. Les frères doivent donc consacrer certaines heures au travail des mains et d'autres à la lecture des choses divines" Règle de Saint Benoît, chapitre 48.





La vie monastique est ainsi ponctuée de 7 offices par jour chantées en Grégorien dont voici les noms :


Vigiles : 5h25
Laudes : 7h30
Messe : 10h00
Sexte : 12h45
None : 14h30

Vêpres : 17h30
Complies : 20h35


Les fans de musiques baroques sont comblées et c'est à cet endroit que je l'ai découverte et aimée à partir de cet âge.

La plupart de mes compagnons de l'époque préféraient aller chez les scouts qui permettait une bonne approche de la religion et de la foi pour nos temps modernes mais, en revanche, je dois bien dire que cette manière fut bien plus ludique et historique et en adéquation avec la portée personnelle que cela doit être : on en ressort transcendé ! j'en remercie au passage tous les acteurs qui m'ont permis une immerssion très riche et marquante pour le petit garçon que j'étais de l'époque.

 

Je ré-écrirai bientôt d'autres articles sur la calligraphie qui est un art tout simplement splendide !

 

urbi et orbi !



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par Nevlin von der Genect
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Dimanche 22 juin 2008

Puisque je n'ai rien de plus précieux que ma parole donnée, comme promis, je me devais d'écrire cet article et entrer moi même comme le fit Lancelot dans la charrette !

 

Eh oui, la fameuse séance d'équitation d'il y a 3 semaines qui fut peu glorieuse hehe !

 

Pourtant tout débuta sous les meilleures hospices ! Histoire de planter le décors, il faut savoir que mon centre équestre se situe près de la mer. Le cri des mouettes est ainsi fréquent ce qui change des pigeons que l'on voit tout le temps !

 

  A ceci, il faut ajouter la belle journée chaude et très ensoleillée qui fut le fruit d'un mariage où les réjouissances s'effectuèrent dans le parc en face du centre équestre. (enfin la saison des mariages qui reprend!)

 

Pour cette grande cérémonie, une harpiste jouait tendrement de ses doigt des airs si délectable que je me sentais comme un dieux (oui rien que ça :p) sur le mont Olympe en train de jouir des plaisirs de la vie céleste sans me soucier du sort impie de la vie terrestre ... (Vous n'imaginez pas à quel point cet instrument joué en solo peut être agréable dans un cadre comme celui là!!!!!)


 



Ce sont dans ces conditions que je conduisis mon cheval au centre de la carrière. Il fut monté, et j'effectuai la détente habituelle de brillante manière.

Notre prof commença ensuite à nous faire sauter de petits croisillons, afin d'habituer la cavalerie pour les futurs efforts, toujours sous les rythmes malicieux de la harpe dont mon oreille guettait et se délectait de la moindre note. Nous continuâmes par des oxers, des doubles, des triples ...

 

Puis vint le moment du parcours qui fut exigent ! En effet, elle nous montra une succession de 14 obstacles à retenir en 30 secondes dont la difficulté croissait au fur et à mesure du galop.

 

Comme à mon habitude je me précipitai le premier, désirant hardiment tâter ce parcours teinté d'onirisme.

 

J'éperonne mon destrier, galope sur le premier obstacle et le franchis avec aisance. Mon regard se porte ensuite sur le second puis le troisième .... et jusqu'au fameux septième obstacle !

 

Fameux septième puisqu'il était situé vraiment dans un coin de la carrière et, par rapport au sixième, il fallait suivre un tracé très courbé afin de le prendre dans les meilleures conditions. Ayant malheureusement été surpris par l'étroitesse de ma courbe, mon cher ami stoppa net devant l'obstacle alors que je lui invectivais l'ordre et le courage de sauter en l'éperonnant. Rien y faire, en pilant net, c'est moi qui franchis l'obstacle par moyens aériens avant de chuter à terre.

 

J'en connais quelques unes qui se plièrent de rire (ainsi que mon ami à 4 membres qui hennissait de rires et de plaisirs ironique - il avait même mis les 4 fers en l'air sur le dos !) mais comme je suis bon seigneur, je le pris gaiement :)

 

Je suis maintenant sur le chemin de la centième chute qui est une marque des futurs grands champions ! quand on chute encore faut-il le faire avec classe, n'est ce pas ?! :) (rassurez-vous, je sais chuter je n'ai eu aucun mal - les enfants qui me lisez ne refaites jamais cela chez vous :) )


  Décidément, si mes fameuses aventures s'étaient arrétées là !!

 

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par Nevlin von der Genect
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Jeudi 19 juin 2008

Au sortir de la première guerre mondiale, l’empereur allemand Guillaume II abdiqua et une république vit le jour en Allemagne (d’ailleurs il faut savoir que la jeune Allemagne a réalisé sont unité que quelques décennies seulement auparavant chose qu’elle n’avait jamais réussi en des siècles d’existence sous la pression notamment de la nouvelle donne politique française).


Guillaume II

 

« L’idéologie communiste » naquit entre temps et par le renversement du Tsar Nicolas II, elle prit de l’ampleur. Ce parti se réclame de la classe ouvrière (qui représente le bien absolu) et d'un parti de lutte anticapitaliste contre le fascisme et la droite en général qui s’accroît en Europe (considéré comme le mal) dans l'entre deux guerre.

En août 1939, les communistes français approuvent le pacte germano-soviétique et Thorez interdit ce parti ainsi que leur « journal » : l’Humanité. La seconde guerre mondiale débuta.

Lors de la victoire allemande en France, ils redemandent l’autorisation de faire reparaître leur journal. Mais ce n’est qu’en 1941, lors de la déclaration de guerre d'Hitler à l’URSS que les communistes se joignent à la résistance.

Puis les années noires s'abattent en Europe avec tout ce que vous savez. (D'ailleurs l’empereur allemand Guillaume II exilé aux Pays-Bas annonce sa honte d'être allemand face aux exactions d'Hitler aux juifs et son attaque de la Pologne ...)

A la fin de la guerre victorieuse, en 1944, l’institut de sondage IFOP interrogea les français sur le pays selon eux qui a le plus contribué à la victoire face au nazisme. Écrasante majorité pour l’URSS à 69 % contre 29 % pour les USA : cela donne un poids important au parti communiste de l’époque qui remporte les élections avec plus de 26 % des suffrages. Le PCF eu également la réputation d’avoir été de fiers résistants. De nombreuses supposés « élites » y adhèrent (même certains homme politique d’aujourd’hui ex : kouchner...).

Sartre dira même en 1961 : « Un anticommuniste est un chien ».(à l'époque communiste, si vous n'étiez pas en accord avec leurs idéaux vous étiez qualifié de fasciste. Communistes, nazies ce sont les mêmes : ils avaient tous les deux des camps de concentration et la même volonté de domination mondiale ..)

(d'ailleurs de nos jours, il est toujours politiquement correct pour certaines personnes de se réclamer de gauche comme beaucoup de soit disant "artistes". (j'y vois plus un intérêt pécunier à mon sens .... )

Revenons à la fin de la guerre ; face à cela, le général de Gaulle est au pouvoir tel un vrai « monarque » soucieux du bien de ses concitoyens et non formaté à la pensée unique qui se met en place à l’époque (huh ? Qui a dit que mes articles avaient un parti pris :p). Il se défend des américains, des russes, et privilégie la nation française et son rayonnement dans le monde (nucléaire, ...). Mais vint une date noire : Mai 1968.

Cela faisait maintenant 63 ans que les lois de la séparation de l’église et de l’état furent décrétées et ces « 68tard » devenus en grande partie « de petite vertu » avec une dimension spirituelle au raz des pâquerettes, privilégiant le profit et la jouissance immédiate, jouèrent à la révolution avec leur slogan : « il est interdit d'interdire ». Bref, depuis ce jour, les jeunes n'ont plus que des droits et non de devoirs ce qui est entièrement affligeant sur la société que cela donnera.

L'éthique et la morale générale en prirent un coup fatal. Les jeunes gens de nos jours « non éveillé » ne savent ni parler intelligemment (et de moins en moins), ni penser de leur propre chef, ni se comporter avec élégance et raffinement face aux personnes que l'on rencontre dans les situations de la vie de tous les jours. Et ceci n'échappe pas non plus à la bonne société, notamment de la part des « nouveaux » riches, n'ayant jamais reçu une éducation à la hauteur et préférant pérorer inutilement ou crâner de tout leur âme d'une pseudo richesse extérieure contrebalançant avec force le néant contenu au sein de leur âme. (d'ailleurs ces parvenus ne possèdent pas la foi ancestrale très vive dans les milieux séculaires qui impose une humilité à toute épreuve – pour dire la personne la plus riche que j'ai vu possédait pour voiture une citroen picasso ! Dieu que j'aime ce comportement face aux starlettes se croyant intéressantes à s'afficher avec de grosses cylindrées) (un autre exemple : une amie de bonne famille, est mise à l'écart par certaines personnes car pas assez importante pour eux dans un lycée chic parisien ...)

Cela clos ma vision de la société.

Parlons économie. Depuis la chute de De Gaulle, notre vieux pays millénaire voit ses institutions bouleversées. (depuis 2 siècles j'ajouterai)  Mais maintenant, son pouvoir n'est plus et l'a légué à l'Europe à 70-80 %.

Les causes sont flagrantes : l'économie libérale incontrôlée a prospéré, de nombreux lobby se sont ancrés dans tous les pays démocratiques et c'est maintenant bien les multinationales qui contrôlent une partie du monde il ne faut pas se le fourvoyer. Ce sont elles qui choisissent ce que vous devez penser (publicité débilitante, infantilisation des gens ...) alors qu'avant il s'agissait de l'église. L’église du dimanche a cédé la place au poste de TV pour bon nombre de nos concitoyens comme moyen de propagande.

M. Sarkozy mais également tous les politiques sont très liées à ces multinationales, fascinés par l'argent, le strass, les paillettes ... Elles effectuent des pressions terribles sur eux et ils ne peuvent pas leur résister.

Le pouvoir des multinationales s'est ancrée au sein de l'Europe avec ce fameux traité Européen qui oublie tout ce qui fait l'unicité des peuples et de chaque culture au profit de l'économie roi et de l’uniformisation de la culture au détriment de nos valeurs ancestrales.

Regardez votre belle république, vous lecteurs, se réclamant démocrate, vous voter non, les pays-bas votent non, l'Irlande vote non et la première réaction de Sarkozy est : « eh bien ce n'est pas parce qu'un petit pays comme l'Irlande a dit non que nous devons arrêter le processus de ratification parlementaire, il doit bien exister un moyen de contourner l'Irlande » (Pourtant Dieu sait que je suis très capitaliste mais il faut le moraliser !) - les républicains de la première heure doivent se retourner dans leur tombes face à cette démocratie qui prend de plus en plus de pouvoir sur le dos de leurs concitoyens .

[je ne ferai aucun commentaire sur l'idéologie de la gauche, héritière des révolutionnaires et des communistes, laïque au sens religieux du terme (tel que je vous l'ai expliqué dans un précédent article) qui est mille fois pire que le pouvoir Sarkozien prônant pour cette première que tout le monde est pareil, tout le monde est beau, tout le monde doit être assisté, tout le monde doit venir dans notre pays, tout le monde peut faire ce qu'il veut,  .... ]

[ni sur l'extrême droite jacobine qui me révulse tout autant qui me fait penser à un nouveau Hitler] 

Je suis personnellement un fervent partisant de l'Europe car c'est primordial dans notre monde actuel mais pas CETTE Europe qu'on essaye de nous faire signer par la force ! Il nous faut une Europe qui respecte chaque individualité, une Europe fédérale avec chacun libre de ses propres lois parbleu !]

D'ailleurs cette vague massive d'immigration sans pareille dans l'histoire est un problème de plus pour la France. Pour moi, est français, celui qui se revendique en tant que tel qui est fier de son histoire, qui est capable de parler la langue, qui se reconnaît en ses personnages, qui l'aime (non Sarkozy a dit ça ? :o)

De nos jours, avec toutes ces communautés non assimilés ni intégrés à qui on a bradé la carte d'identité sous prétexte qu'on avait besoin de bras ne peut mener qu'à des violences et le retour du bâton a débuté.

Je prends un autre exemple : le Kosovo. A l’époque, la population du Kosovo, un berceau de la Serbie, était peuplée en majorité de Serbes. Après la seconde guerre mondiale, les communistes de Tito gouvernèrent la région et venda beaucoup de terres du Kosovo qui était une région pauvre à des immigrés albanais. Maints d'entres eux immigrèrent et cela doublé au fait que leur taux de fécondité était plus fort que les Serbes a conduit le Kosovo à posséder une population Serbe minoritaire.

Résultat : aujourd'hui, la majorité albanaise a décidé de déclarer son indépendance sur ce territoire Serbe … Une partie des occidentaux crient victoire en reconnaissant leur indépendance, les US les premiers, car very good pour le business. Bref voici le deuxième état, avec l’albanie, en majorité musulmane d’Europe


En orange : pays refusant leur indépendance ; en bleu : acceptant leur indépendance (du Kosovo)

 

A votre avis pourquoi la droite Hortefeux lutte vivement contre les immigrés africains au contraire des socialistes  ? 6 à 7 millions de musulmans en France aujourd'hui qui votent pour la grande majorité à gauche avec un taux de fécondité important  ; faites les calculs ... (j’espère ne choquer personne pour ce politiquement malcorrect :p) - Personnellement je créerai un fond européen pour développer énormément les pays d'Afrique afin qu'ils deviennent des pays "riche" très rapidement pour enrayer cette immigration de la misère (comme ce que l'on a fait à l'Irlande).

Cette société déchristianisé, cette laïcité républicaine complètement « out » (regardez l'actualité d'aujourd'hui : crénaux de piscine publique réservés aux musulmanes - divorce accordé car pas vierge montrent bien une pression de la communauté musulmane grandissante sur les politiques), un multiculturalisme expansif soit disant bénéfique pour la France, la pensée unique plus forte que jamais, une société sans repère fondamentaux, cette société républicaine qui possède de plus en plus un « big Brother multinational » mènera sans aucun doute un jour à sa chute.

Il me reste plus que le mot de la fin :

Votez pour moi ! hihi

 

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par Nevlin von der Genect
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Lundi 16 juin 2008
Bien, continuons l'exploration de ma pensée personnelle face à la politique post-révolutionnaire !

Où a donc mené cette république ?

 A un empire, par l'arrivée d'un nouveau venu : Bonaparte, tacticien militaire de génie, dont ses théories militaires sont encore étudiées de par le monde.

Napoléon a reprit le même pouvoir que celui des Rois de France mais avec un statut religieux moi prononcé même s'il affirme en 1801 lors du concordat entre lui et le Pape Pie VII que le catholicisme est la « religion de la grande majorité des Français »  Il nomme a des postes clés, non plus des gens issus de la noblesse mais par ses proches, créant ainsi un pouvoir très fermé.


Puis après Waterloo, la restauration débuta. Louis XVIII monta sur le trône et consenti à son retour à limiter son pouvoir par l'introduction d'un Parlement composé de deux chambres : la chambre des pairs et celle des députés. Voilà un Roi qui commença à comprendre l'évolution de la société ...

A sa mort, son frère Charles X veut lui restaurer la monarchie absolue et se fait sacrer à Reims. Il veut favoriser la noblesse et lie de nouveau fortement le catholicisme au pouvoir. La bourgeoisie libérale de l'époque ne l'entendait pas de cette oreille et fomenta la révolution de 1830 afin de favoriser un candidat qui leur apporterait davantage d'intérêts : Charles X abdiqua et Louis-Phillipe 1er monta sur le trône.
Ce roi était assez méprisé par les autres cours européennes dont le surnom était : « le roi bourgeois » en ayant reprit le titre de roi des français au lieu de roi de France sous la pression des républicains.
Le drapeau français changea et prit ainsi la forme actuelle tricolore tandis que le drapeau ancestral sur fond bleu avec 3 fleurs fut mis aux oubliettes !









 Mais ce nouveau régime avec une bourgeoisie tirant beaucoup de ficelles  ainsi qu'une corruption galopante amena à la nouvelle révolution de 1848 et à l'avènement de la seconde république.

Cette nouvelle république échoua de nouveau peu de temps après en ayant maté une révolte populaire dans un bain de sang et de nouvelles élections furent organisées.

Louis Napoléon Bonaparte fut élu président de cette nouvelle république et effectua un coup d'état juste après.  Une nouvelle politique pro-catholique vit le jour sous son égide (lois Guizot et falloux 1833 et 1850).

Mais après moult rebondissements et la perte d'une partie de son adhésion des catholiques en ayant favorisé l'unification de l'italie au détriment des états de la papauté, il déclara la guerre aux prussiens où il fut vaincu en 1870.
La troisième république vit le jour et fit la paix avec la Prusse.
  Cette nouvelle respublica  s'installa et tous les symboles de la république (ré-)apparurent comme notamment la Marseillaise qui remplaça le fameux hymne Royal Français (du temps des rois) : Domine, salvum fac regem (Dieu sauve le Roi) sur un morceau de Lully écrit en 1686 par la duchesse de Brinon.

En 1877, la majorité exécutive et parlementaire passe malheureusement (:p) à gauche et le dernier président "catholique" le président Mac Mahon est contraint de démissionner.

L'influence religieuse  était très mal vue par ces nouveaux républicains.

En effet, la morale et l'église catholique est en quelque sorte une autre forte entité dans le pays qui donne les lignes directrices du comportement et de la pensée au peuple. Le gouvernement, quant à lui, voit d'un mauvais œil cette entité concurrente sur sa volonté de dominer la pensée de ses concitoyens.

 Gambetta l'annonça à la chambre des députés en 1877 :  « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ». Cet esprit anticléricalisme, héritier de celui de la révolution 100 ans auparavant instaura de nombreuses loi visant à lutter contre cet esprit religieux.
A cette époque, la France contenait pour 38 millions d'habitants, 56000 prêtres, 30 000 religieux et 130 000 religieuses.

L'offensive contre les catholiques débuta dès 1880 par Jules Ferry par des décrets visant à dissoudre les jésuites ainsi que les congrégations non autorisées. Résultat : 261 couvents furent fermés et 5600 religieux furent expulsés.
En 1881, l'école publique devint obligatoire et laïque et chasse de l'enseignement tous les instituteurs faisant partie de l'église ce qui interdit d'enseignement 3000 frères des écoles chrétiennes et de 15 000 religieuses.

Après les péripéties de l'affaire Dreyfus, une nouvelle loi sur les associations de 1901 autorise les congrégations par une simple déclaration en préfecture. Pour les associations religieuses , nombreuses à l'époque, cela menaça tous les ecclésiastiques.

En 1902, un nouvel adversaire du catholicisme forma un gouvernent : Emile Combes. Dès son arrivée, il ferma 3 000 écoles catholiques et en 1903, la chambre des députés refusa la quasi totalité des demandes d'autorisation des congrégations religieuses à part celui des missionnaires nécessaire pour la colonisation sous la III ème république. Le résultat : entre 1901 et 1904, 17 000 œuvres congréganistes furent fermés (écoles, dispensaires, maisons de charité), leurs biens saisis, et de 30000 à 60 000 religieuses et religieux durent quitter la France vers les US ou d'autres pays Européens.
Plus grave encore, un nouveau scandale éclata en 1904 sous le nom d'affaire des "fiches". Le ministère de la Guerre espionnait les officiers et privaient d'avancement tous les catholiques ...
Le cabinet Combes chuta et l'année suivante, le socialiste Aristide Briand, promulga la loi de la séparation de l'église et de l'état.

Le pape est furieux de ce qui se déroule en France et les catholiques de France entrent en résistance après le recensement des biens de l'église par l'état. Résultats : des centaines de condamnation en prisons ...
Les protestants et les juifs formèrent leurs associations mais les catholiques ne le firent pas. Le gouvernement fut donc très embarrassé sur l'entité à laquelle il devait remettre tous ces biens (églises ...). Cela pourrait devenir un motif de guerre civile très important. Il corrigèrent donc en 1907 la loi de 1905 et remirent les biens de l'église au clergé grâce à ces vives "manifestations" !

L'anticléricalisme d'état dura jusqu'à la veille de 1914 avec le déclenchement de la 1ere guerre mondiale. Personne par la suite ne reviendra sur ces lois.

Maintenant que nous comprenons mieux le pourquoi de la déchristianisation massive (qui a parlé de moutons ?) de la société française [au contraire d'autres pays européens, l'amérique latine, ... dont j'admire soit dit en passant leur foi de peuple inébranlable] ; je vais, quant à moi,  vous retrouver dans le prochain article pour exposer l'aboutissement à notre monde moderne et ma vision actuelle hehe !

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par Nevlin von der Genect
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Jeudi 12 juin 2008

Je voulais à l'occasion de ce blog, exposer davantage mes visions du monde et moins de mes fameuses éphémérides qui finalement ne regardent que moi, mes amis et alii et essayer de vous faire partager le fruit de ma compréhension issue de nombreuses discussions politique que j'ai l'habitude d'effectuer avec des interlocuteurs de tous milieux sociaux et de divers pays européens (britanniques et allemands notamment).

 

Si vous êtes des frileux du cerveau qui croyez tout ce qu'on vous a enseigné à l'école je vous invite à appuyer sur la petite croix rouge en haut à droite en restant de fidèles moutons s'abrutissant devant la TV sinon je vous souhaite la bienvenue en ma nouvelle compagnie très instructive qui en jouxtant tous mes futurs articles constituera un tout permettant je l'espère la compréhension de ma pensée actuelle !

 

Je vais commencer ce premier article par le phénomène qui est à la base de notre démocratie.

 

Quel est-il ?

 

Voyons, je suis sûr que vous l'avez appris à l'école !

 

La fameuse révolution française si bénéfique  !

 

La révolution du peuple face au Roi, sa richesse, « sa tyrannie », la pauvreté du peuple, les privilèges aux privilégiés et j'en passe ... (d'ailleurs si vous y réfléchissez bien, la situation politique actuelle est identique à ces remarques que vous avez admises comme postulat pour l'ancien régime mais appliquées à de nouvelles personnes aujourd'hui (président, énarques, hauts fonctionnaires ...) :p !)


Mais saviez-vous que la révolution débuta par, non pas les pauvres paysans, mais par la grande bourgeoisie !

En effet, à cette époque, la bourgeoisie était devenue très riches et nombreux d'entres eux étaient même plus riches que certaines personnes de la noblesse. Ils étaient  en quête de plus de richesse et de reconnaissance sociale, avec des hautes fonction dans l'état, qui leur était interdise par la caste séculaire nobiliaire de la société.

Leur volonté est simple : avoir une monarchie "à l'anglaise" au début (ensuite républicaine) avec un parlement et non une monarchie absolue. D'ailleurs, connaissez-vous la signification de ce terme ? Absolu vient du Latin Absolutus en adjectif qui signifie : « accomplie » « parfait » c'est à dire le système monarchique le plus adapté pour diriger un pays étant accompli.(et non le sens péjoratif communément admis) (au contraire des régimes monarchique pré et moyen-âgeux.)

 

Suite à de mauvaises récoltes, de propagande révolutionnaire ..., le prolétariat se mêla à la fête ainsi que certains nobles, désirant plus et vous connaissez la suite de l'histoire mais je vais vous détailler quelques points.

 

Les révolutionnaires étaient de fervents anticatholique. A cette époque être anticatholique se qualifie d'être laïque. Le sens a légèrement évolué jusqu'à nos jours mais le sens de base est là. Les révolutionnaires ont aboli la dîme ainsi que les biens des ecclésiastiques pour en finir avec la toute puissance de l'église, ciment fondateur de la nationalité, l'esprit et la culture française) et pour rembourser la dette importante qu'avait contracté Louis XVI pour soutenir les américains dans leur guerre d'indépendance face aux anglais.

 

Louis XVI quant à lui, aurait préféré ne pas pas régner, mais ne pouvait refuser la mission. Il a ainsi régné dans le sens le plus chrétien du terme, de manière pieuse et ceux qui le qualifie de tyran ne sont que des incultes.

En vrac :

"Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi », 90 ans avant la première convention de Genève.

Louis XVI accorda le premier le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'Assemblée des Etats Généraux.
Louis XVI permit aux femmes d’accé"der à toutes les maîtrises.

Plus d'infos : http://www.associationlouisxvi.org/menu.php?page=saviez

Lorsqu'il parlait des Français il les qualifiait de « mes peuples » car conscient qu'il existait de nombreuses ethnies formant la même identité (Normands, basques, bretons ...) tandis que les révolutionnaires tendent à uniformiser le tout. (d'ailleurs Louis XVI aurait pu écraser la révolte par l'armée quand il a encerclé Paris mais il ne voulu pas tuer ses propres sujets ...)

 

Les républicains entrèrent bientôt au début des années 1790 dans le régime de la Terreur : tous ceux qui parlaient de travers ou un tant soit peu royaliste étaient déchargés de la partie supérieure de leur corps avec la guillotine ! (les nobles se cachèrent ou perdirent la tête, de nombreux paysans furent décapités, de femmes ...)

 

De nombreux groupes prirent ainsi les armes pour se rebeller contre les républicains avide de sang dans toute la France (notamment en Vendée, Auvergne et la région du Rhône) : les royalistes (composés la plupart de fermiers) voyant les effets néfastes de la révolution (perte de leur identité religieuse, pouvoir changeant de mains, perte de l'unité du pays ...) prirent le chemin de la contre-révolution sous le commandement de la noblesse. Cette guerre dura 3 ans à partir de 1793

 

La réaction des républicains révolutionnaire fut sans pareil : premier génocide au nom de la république. Après leur victoire sur l'armée royaliste, les républicains exécutèrent 10000 personnes à Nantes, des dizaines de milliers dans d'autres villes. Au total, ce sont selon les sources environ 500 000 tués dont 117 000 fermiers, beaucoup de femmes et d'enfants également afin d'éradiquer cette "vermine" royaliste.

D'ailleurs les révolutions républicaines furent le terreau pour les futures dictature qui secouèrent l'Europe plus tard mais nous y reviendront.

Loin de moi l'idée de faire du sensationnel mais cela sont des points qui sont omis des cours d'histoires et le programme scolaire tend tout naturellement à nous faire croire que Marianne guidant le peuple, le 14 juillet la prise de la bastille, et toute cette idéologie républicaine de l'époque serait bénéfique ce qui est faux en grande partie ... Voilà une partie de la vérité rétablie.

 

Maintenant que le décor est planté, la situation d'aujourd'hui sera plus facile à expliquer donc je vous donne rendez-vous au prochain numéro sur : comment a évolué la société après la révolution et l'empire notamment au niveau religieux !


 

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par Nevlin von der Genect
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